Greek Attitude

À mon tour de spreader la g(r)eek attitude.

Dans la basilique de Vézelay, certains chapiteaux sont tirés de la mythologie gréco-romaine. Saurez-vous trouver quelle histoire représente celui-ci?



10 commentaires:

Emmanuelle Derode a dit…

Alors direct sans réfléchir plus..Prométhée???

Clem a dit…

eh non!

try again...
(Si personne trouve je donnerai un petit indice...)

Emmanuelle Derode a dit…

Hum....bien corsée mais j'en suis venue à bout à force d'éplucher à la pince à épiler ma première piste : aigle=Zeus.
Il s'agirait donc du jeune et beau berger Ganyméde dont Zeus est tombé croc-love et à de ce fait décidé d'emmener chez les Immortelles...
bien bien! je suis très contente d'avoir découvert ce mythe (un peu olé olé tout de même! huhu)^^)!Marci Clemi!

Clem a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Clem a dit…

Hihi BRAVO MANUE!!!!

un mythe un peu olé olé dans une Basilique médiévale ne l'oublions pas...

Non moi non plus je ne sais pas ce qu'il fait là et personne ne semble vraiment savoir. Donc si quelqu'un a une proposition je suis preneuse mais ça reste encore un grand mystère!...

Allez viens chercher ta récompense...
Cadeau!

Clem a dit…

(I love being a geek)

Babz a dit…

C'est pas juste vous jouez pendant que je travaille !!! Comment je peux essayer de tenter d'approcher la vérité et proposer une réponse moi ? Pour la peine je veux aussi un cadeau... ;)

Clem a dit…

Bon,
cadeau pour babzounette qui travaille...

Babz a dit…

I love you being a geek...
<3 <3

René-Pierre a dit…

J’ai (peut-être) trouvé une solution à ce mystère sur un blog…..

L’exemple du chapiteau de la basilique de la Madeleine à Vézelay, qui dépeint l’enlèvement de Ganymède par un aigle, est en effet assez particulier.

Il diffère en tout point des habituelles peintures de l’enlèvement de Ganymède : de Michel-Ange, en passant par Titien, Corrège ou Rubens. Ces peintures sont en effet légions. Ces représentations ont en commun d’évoquer une fascination mutuelle plutôt qu’un rapt. Ganymède entourant le cou de l’aigle avec confiance n’est nullement effrayé, mais se laisse plutôt enlever avec allégresse et parfaite innocence. Ainsi dans les représentations grecques, Zeus entoure de ses bras le garçon dans une attitude protectrice ; chez les Romains, les ailes de l’aigle servent de support à Ganymède et ce dernier semble enlevé du sol avec une douceur infinie, sur un chariot ailé.
Rien de semblable dans la sculpture de Vézelay (ci-dessus) : les ailes de l’oiseau rapace sont dressées sévèrement à la verticale et son attitude est cruelle, comme s’il se tenait prêt à l’attaque, ses énormes serres sont agrippées au corps du jeune chien aboyeur (l’attribut de Ganymède) et le bec de l’oiseau, tel celui d’un faucon menace d’une pointe acérée l’enfant épouvanté. Tout concourt à faire de cette scène une image de terreur enfantine. A gauche de la scène, les parents éperdus d’inquiétude tentent vainement et avec force lamentations, de secourir le garçon. L’effroi de l’enfant est signifié à travers les détails suivants : il garde les mains désespérément jointes, les yeux roulent dans leurs orbites, les cheveux sont dressés et la bouche tente d’articuler un cri terrifiant. Cet enfant arraché au sol par un rapace cruel et agressif, sous l’emprise du démon, donne une empreinte tragique à la sculpture.

Mais pourquoi cet enlèvement de Ganymède diffère-t-il tant des représentations antérieures de la même scène et comment l’expliquer ?

Ilene H. Forsyth (Université du Michigan) a proposé une réponse : la représentation d’un Ganymède épouvanté dans les griffes de l’aigle ravisseur pourrait suggérer une attitude négative du sculpteur face à quelques aspects de l’homosexualité contemporaine. Il pourrait s’agir d’une dénonciation des violences sexuelles que les tout jeunes oblats subissaient sans doute dans les monastères. Forsyth rappelle en effet l’angoisse profonde de l’Eglise au XIIe et XIIIe siècles concernant la pédérastie.

J’espère que cette explication vous conviendra…..